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Maltraitances, négligences - Madame STEEG
Journée Du 9 OCTOBRE 2008
Après le décès de mon époux,j'étais sous le choc et ce n'est que quelques jours plus tard à la lecture du compte rendu du DR D... en date du 14 OCTOBRE 2008 que j'ai pleinement pris conscience que les faits retracés par ce dernier ne correspondaient pas à ce qui c'était passé le 9 OCTOBRE et que le service avait fait preuve de négligence et s'était montré incapable de prendre les décisions qui s'imposaient pour tenter de sauver mon mari
Au lieu de lui porter assistance on l'a laissé attaché dans son lit jusqu'à ce que mort s'en suive!
Aussi je m'en remets à vous afin que ces négligences dramatiques qui ont conduit mon époux à la mort n'endeuillent pas une autre famille.
10H30:
Mon mari m'a téléphoné en me disant que tout allait bien et que sa sortie était programmée pour le samedi
12H
REPAS: Hachis parmentier (3 Jours après l'opération)
Quand je suis arrivée à 14H, il se plaignait qu'il ne se sentait pas très bien et qu'il avait très mal.Il a essayé de vomir à plusieurs reprises sentant que quelque chose le gênait et pensait que cela le soulagerait après. Il transpirait après ses efforts sans résultats.
15 H
Souffrant de plus en plus il m'a demandé d'appeler l'infirmière pour avoir de la morphine. Cette dernière m'a répondu que cela n'était pas possible. J'ai commencé à m'inquiéter car même après son triple pontage et son cancer du rein il avait refusé de prendre de la morphine
16H30
Prise de température:38°
17H
Devant mon insistance pour le soulager, l'infirmière est revenue avec un interne qui ne l'a ni ausculté ni interrogé sur ses douleurs. Ils ont décidés de le remettre sous perfusion avec SPAFON et DEBRIDAT.
18H
Souffrant toujours autant je suis retournée voir l'infirmière qui a ajouté du Dafalgan dans la perfusion: SANS RÉSULTAT
18H3O
J'ai demandé à ce que le DR.D... ou un autre médecin vienne le voir:" pas avant demain m'a répondu l'infirmière ".
Replié sur lui même,le regard apeuré et suppliant, il a pris sa tête entre ses mains grimaçant de douleurs,et ma juste dit " Je suis foutu"
Cette petite phrase reste et restera à jamais gravée dans mon coeur jusqu à la fin de mes jours.
20H45
Au moment de mon départ, il n'a pas pu me dire au revoir, il était très faible, il m'a juste fait un petit signe de la main
21H30
Sa fille a tenté de le joindre au téléphone, il a murmuré faiblement qu'il attendait toujours le médecin.
22H30
Très angoissée, j' ai téléphonée à l' hôpital et l'infirmière de nuit, m'a dit que le DR D... venait de passer, avait prescrit un calmant et fait poser une sonde gastrique.
Je commençais enfin à reprendre espoir et pensais qu'il n'allait plus souffrir et allait mieux
02H
Le grand choc: annonce de son décès
le lendemain 10 Octobre, en arrivant dans le service pour apporter les vêtements de mon mari, j' ai rencontré le DR D... dans le couloir, qui m'a dit être consterné par le décès de mon époux auquel il ne s'attendait pas du tout. Il m'a même fait part de ses doutes en me disant qu'il l'avait peut-être ré alimenté trop tôt, qu'il aurait peut-être du lui faire passer un scanner dans l'après midi du 9, ou même le réopérer en urgence: mais craignant que M STEEG ne puisse supporter une nouvelle anesthésie il avait réfuté cette idée. Il a même parlé d'autopsie ne sachant de quoi mon mari était décédé
Sous le choc,revoyant les souffrances qu'il avait endurées je n'ai pu me résoudre a cette éventualité
Mais je ne supportais plus les questions sans réponses que je me posais et je demandais un rendez vous au DR D...
En arrivant a l hôpital, la secrétaire me dit que le docteur ne pouvait me recevoir mais qu'il pouvait m'accorder un entretien téléphonique
je lui posais des questions,certaines restaient sans réponses, d'autres étaient en contradiction avec ce qu'il m 'avait dit le jour du décès de mon époux.
devant mon insistance sur le délai de réaction du service,il s'est défendu en prétextant qu'il était passé à 18H: FAUX a cette heure là j'étais avec mon mari
Il a rectifié en disant 20H , encore FAUX je suis partie à 20H45, il a opté pour 21H30 toujours FAUX, ma fille avait téléphonée et il n y avait personne. LE DR D....a fini par reconnaître Qu' il était bien passé a 22H mais n'avait pas trouvé son état très alarmant. Dans le rapport il est pourtant écrit "suspicion d'un syndrome occlusif "
En résumé il était incapable de me dire si mon mari était décédé d'une perforation, d'une hémorragie interne, d'une occlusion intestinale
Il pensait même qu'un morceau de l'intestin grêle avait pu se détacher et qu'il aurait peut être pu le recoudre
Médicalement je n'ai pas compris ce qu'il avait voulu dire
J'ai réclamé le dossier médical, il m'a alors donné un autre rendez vous, au dernier moment j' ai été averti de ne pas me déranger parce qu'il avait une urgence.
Lorsque j'ai pris connaissance du compte rendu du DR D..., j'ai constaté que son rapport ne correspondait pas vraiment à la réalité de cette journée ni a ce qu'il était écrit dans les transmissions ciblées.
D'après ce compte-rendu, IL N Y AVAIT PAS DE SIGNE CLINIQUE ÉVOCATEUR DE PERFORATION INTESTINALE, et un protocole avait été mis en place pour soulager mon mari.
Or a 17H30 l'interne ne l'avait même pas ausculter malgré les souffrances de mon mari, dans ces conditions comment peut on affirmer que "L' EVENTRATION RESTAIT REDUCTIBLE".
La mise en route " d une aspiration gastrique, sonde vésicale, ré hydratation, antispasmodiques et antalgiques n'a eu lieu qu'après 22 H.
N'était-ce pas trop tard?
Dans sa lettre le DR affirme : après la mise en route du protocole "SON ETAT RESTAIT STABLE SANS AGGRAVATION ET TOUJOURS L ABSENCE D ELEMENT EVOCATEUR DE PERITONITE" dans ce cas pourquoi est il écrit dans les transmissions ciblées Que le DR D.. accompagné de l'interne avait suspecté un " syndrome occlusif?
Comment croire que son état ait pu rester stable comme il l'affirme puisque dans les transmissions il est écrit qu' à deux reprises mon mari s'était tout arraché entre 22H et 23H30 ,heure a laquelle l'interne revenait et sans ausculter mon mari décidait, qu'il était inutile de reposer la sonde et la perfusion et qu'il fallait le "MAINTENIR" au lit car il était désorienté dans le temps et l'espace. Au lieu de le laisser sans soulagement n'était- il pas préférable de changer les produits qui l'avaient visiblement plongé dans cet état de confusion.
Autant de questions, de contradictions, et de colère, qui m'amènent aujourd'hui à témoigner sur les dernières heures de vie de mon mari et je ne peux m'empêcher de penser que le service n'a pas porté secours à mon mari et que les conséquences auraient peut-être été autres si un protocole avait été mis en place en début d'après midi. Dans la soirée mon époux était épuisé par ses souffrances.
J' ai pourtant lourdement insisté auprès de l'infirmière de jour pour qu'elle contacte un médecin ou le DR D...Fallait-il PROVOQUER UN SCANDALE OU Qu' IL HURLE,pour qu'on lui accorde l'attention indispensable a son état? Autant de questionsqui restent sans réponse.
Mon mari sans être médecin avait compris APRES SON REPAS, dès le début de l'après midi,que quelque chose de grave était survenu dans son abdomen et qu'il n'en sortirait pas vivant, IL AVAIT MALHEUREUSEMENT RAISON.
Je croyais qu'on ne laissait plus souffrir aussi intensément une personne hospitalisée jusqu'à ce que mort s'en suive
Le corps médical de ce service a négligé la gravité de son état et de ses souffrances.
Si je relate ces faits, c'est afin d'éviter que pareilles négligences, ne viennent endeuiller une autre famille.
IL était entré dans le service du DR D... avec confiance et je m'étonne qu'aucun responsable, Médecin ou Supérieur ne soient intervenus dans l'attente du DR D...
On refuse l' euthanasie à ceux qui sont en fin de vie, mais on ne fait rien pour une personne qui ne demandait qu'a vivre.
Date de création : 21/04/2009 @ 16:42
Dernière modification : 21/04/2009 @ 16:48
Catégorie : Maltraitances, négligences
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