Un samedi début 2005, en fin de matinée, ma conjointe appelle les Secours et fait part aux ambulanciers et urgentistes de plusieurs symptômes alarmants : sinusite, forts maux de tête, énormes vomissements verdâtres et vue devenue presque nulle, troubles de conscience, délire.
Ce même samedi, dans l'après midi, le service des urgences appelle mon épouse pour lui signaler qu'un scanner et une ponction lombaire ont été passés, qu'il n'y a rien d'anormal, et que les examens reprendront le lundi. Mon épouse, vu mon état, a été fort surprise des propos des médecins.
Le dimanche, aux environs de 12 H 30, l'organisme de Santé téléphone à mon épouse, l'informe que je vais très mal et que je viens de faire une crise d'épilepsie. A son arrivée sur place, dans l'après midi, mon épouse apprend qu'un second scanner a été réalisé et que l'on vient de déceler un A.V.C. suivi d'une hémiplégie.
Durant mon séjour en milieu médical, je suis témoin d'une vive discussion me concernant entre cinq personnes du service médical. Certains d'entre eux dénoncent une anomalie lors des premiers examens passés. Certaines choses n'auraient pas été vues.
Environ une semaine après, au service de radiologie, il s'est produit un fait troublant. A l'énoncé de mon nom, la personne réagit de façon bizarre. Elle me demande si je suis déjà venu et lorsque je lui réponds "je ne sais pas" elle reste sans rien dire puis déclare :
- -"AH SI, vous êtes la personne avec qui il y a eu des problèmes.
- Des problèmes ?
- Oui, mais je ne peux pas vous en dire plus".
Le fait de ne pas vouloir me parler du scanner passé le jour de mon arrivée, la conversation surprise entre les divers médecins, les sept demandes restées sans réponse, la réaction anormale du service radiologie, m'ont fait penser qu'il y avait des choses que l'on voulait me cacher.
Le plus douloureux pour moi, c'est qu'on ait voulu me cacher la vérité et qu'il m'ait fallu attendre près de 3 mois, lors du premier rendez-vous chez le neurologue, après ma sortie, pour la connaitre enfin.
Suite à plusieurs remarques de ma part à ce sujet, le neurologue, qui était en possession des radios faites à mon arrivée le samedi, radios que je découvrais enfin, a fini par m'avouer qu'en effet, sur le scanner, il y avait bien trace d'un A.V.C., mais que la personne de permanence ce samedi là avait mal interprété les clichés.
Avec l'aide d'un ami et d'Internet, j'ai vite compris que lors d'un A.V.C. chaque minute compte. En raison de l'erreur de lecture du premier scanner effectué à mon arrivée le samedi, le personnel n'a traité mon A.V.C. qu'à la suite de la crise d'épilepsie que j'ai faite le dimanche, en fin de matinée, qui a été suivi d'une hémiplégie et ses conséquences.
Je suis certain que toutes ces séquelles auraient pu être évitées si l'A.V.C. que j'ai fait avait été décelé à temps et traité le samedi.
Par ailleurs je tiens aussi à signaler les maltraitances faites à mon égard par certain personnel de l'établissement où j'ai été soigné, personnel profitant de l'état de fatigue dans lequel j'étais pour me secouer physiquement, me houspiller et me tenir des propos humiliants.
Après tentatives de conciliations sans résultats, j'essaie de me résigner et d'oublier les mensonges et l'hypocrisie humaine.